vendredi 2 décembre 2011

Quand décembre revient...

Quand décembre revient
Quand la neige, neige
Ton visage me revient
En rafales de rires d’étoiles

C’est nous deux à l’envers

Quand mes rêves rêvent
À ces noëls rouges et verts
Nos huit ans, nos amours d’hiver

Quand décembre revient

Quand résonne, sonne
Minuit, mon cœur s’en souvient
Des manèges de boules de neige

Tes petits grands yeux verts

Et ta bouche rouge
Faisaient tourner à l’envers
Mon traîneau, mon soleil d’hiver


Robert Charlebois, "Marie-Noël
Chaque année, quand reprend le manège des saisons froides, je me surprends à fredonner cette chanson de Charlebois qui résonne dans ma tête comme un hymne à l'hiver, comme si un juke-box se déclenchait automatiquement pour choisir des airs de circonstance.

Pas que je sois particulièrement un amateur de l'hiver, des Fêtes de fin d'année et de tout ce qui accompagne cette période. Même enfant, ces célébrations religieuses ne m'étaient pas plus sympathiques qu'il ne faut. J'étais loin d'être le plus enthousiaste face à tout le rituel des décorations, des cadeaux, des réveillons, des messes de minuit et des beaux habits. Je me laissais emporter, un peu comme tout le monde, dans le tourbillon de la magie de Noël, juste pour ne pas trouver le temps trop long... et pour faire plaisir aux parents surtout.

Avec les années, tout cela s'est estompé, et il fut une période de ma vie où Noël était presqu'inexistant, sauf pour profiter de vacances scolaires bien méritées ou pour entreprendre un petit voyage à la campagne ou dans le sud.

Depuis qu'il n'y a plus de jeunes enfants dans la famille, on a cessé de se réunir le 24 ou le 25 décembre pour célébrer cette fête. On en a plutôt fait une réunion familiale, de plus en plus rare avec les années, où nous passons du bon temps à manger, prendre un verre, échanger, rire et s'amuiser, sans échange de cadeau formel et sans rituel relié à la kermesse commerciale de Noël. Personne ne s'en plaint!  Neveu et filleule ont également compris, maintenant qu'ils ont atteint un âge plus sérieux, que cette fête est d'abord et avant tout un beau rassemblement familial dont il faut profiter, puisque chaque année qui passe nous rapproche inévitablement du départ éventuel de notre mère atteinte d'Alzheimer, dont la condition n'ira pas en s'améliorant, cela est bien entendu.

En cette fin d'année et en cette période de rapprochement des êtres autour de rassemblements festifs, il est de mise de nous interroger sur ce que nous souhaitons prioriser dans nos vies à l'aube d'une nouvelle année qui s'annonce. Notre monde évolue rapidement dans tous les sens et à tous les points de vue. Il devient difficile et même impossible dans certains cas de suivre la cadence et de se tenir à jour dans tout ce qui influence notre qualité de vie et nos rapports avec les autres. On a le choix : se refermer et subir, ou s'ouvrir et contrôler.


Le choix n'est pas difficile à faire quand on veut vivre et s'épanouir le plus longtemps possible, dans les meilleures conditions qui soient : celles qu'on crée pour nous-mêmes, pas celles qui nous sont imposées.


Soyons attentifs à ceux et celles qui nous entourent, nos proches, nos amis, nos collègues de travail ou d'activités sociales, nos familles surtout, qui ne sont pas éternelles et qu'on regrettera toujours trop vite quand elles commenceront à se décimer.


JOYEUX DÉCEMBRE!!! ;-)

mercredi 23 novembre 2011

C'est le temps que ça change!

L'été a plié bagages!
L'automne a fait son lit!
L'hiver s'est montré le bout du nez.
Le sort en est jeté... le grand cercle vicieux poursuit son processus sans pitié.

L'autre jour, on me faisait remarquer à quel point le changement des saisons perturbait une majorité de gens, à tout le moins dans leur discours, dans leur humeur et dans leur désagréable habitude d'en faire leur principal sujet de conversation pendant des jours et des jours.

L'Homme (*) est un être d'habitudes!! Modifier ses habitudes le perturbe, le dérange, l'ébranle... ou à l'opposé, et plus positivement, le motive, l'inspire, l'énergise. 

Mais justement, le changement, c'est sain. Loin d'être un élément de déstabilisation ou de déprime, le changement représente souvent l'unique et meilleure façon d'améliorer son sort, d'être plus heureux, d'avoir de meilleures conditions de travail, de s'enrichir, de profiter de plus de temps de loisirs, de bénéficier d'une santé physique et mentale plus stable, et bien plus encore.

Il ne s'agit pas non plus de changer pour changer... "quatre trente sous pour une piastre" et de tomber dans la facilité ou, à l'opposé, dans les excès. Tant qu'à changer, changeons pour le vrai!

Pourquoi semble-t-il si difficile d'entreprendre des changements en profondeur dans notre vie amoureuse, affective ou sociale, dans notre situation professionnelle, dans nos habitudes alimentaires ou de consommation d'alcool ou d'autres substances considérées comme nocives? Pourquoi n'arrive-t-on pas facilement à s'extirper de mauvaises habitudes, ou de comportements de longues dates, sans créer de commotion dans nos émotions, dans notre système nerveux, dans notre digestion ou encore notre seule respiration?

Si l'année 2011 n'a pas été à la hauteur de vos attentes, si vos projets n'ont pas donné les résultats escomptés ou n'ont tout simplement pas levé, si vos ambitions n'ont pas réussi à se faufiler à travers vos craintes et vos peurs, si vous avez l'impression d'avoir fait du sur place, d'être au même niveau, au même endroit, que vous vous trouviez l'an dernier, alors le temps est peut-être venu de procéder à des changements importants dans votre environnement.

En ce qui me concerne, c'est le temps que ça change! Et j'ai pris les moyens pour que ça arrive! J'en suis arrivé à un cycle de ma vie où pour être satisfait, pour m'accomplir totalement et intensément, pour innover et me dépasser, pour poursuivre vers l'avant et éviter la stagnation, je doive sortir des sentiers battus, être créatif, défoncer des barrières virtuelles, mais pourtant omniprésentes à notre esprit.

" C'est le temps que ça change! " C'était le slogan électoral des libéraux de Jean Lesage en 1960, au moment d'entreprendre la Révolution tranquille au Québec. Et Dieu sait que des changements, il y en a eu! Alors, bienvenue dans ma Révolution tranquille!





(*)  Homme, subst. masc. C. − [Avec un déterm. plur. à valeur référentielle] Membre de l'espèce humaine.

dimanche 13 novembre 2011

Ce temps qui nous manque tant!

TUER TOUT LE TEMPS!

C'est le titre que j'avais donné à un texte écrit en novembre 1981, il y a exactement 20 ans, à un moment où, entre deux emplois, j'avais beaucoup de temps à moi. Je le relis et je me rends compte que plus ça change, plus c'est pareil. J'ai passé une période du genre, ces dernières semaines, et il m'est arrivé de me poser le même genre de questions.

Je pourrais aussi questionner le fait que j'ai négligé d'entretenir ce blogue depuis plusieurs mois, alors que je m'y étais engagé clairement. Manque de temps? D'après vous?

Toujours est-il que j'ai envie de vous partager ce texte en guise d'introduction à une nouvelle série qui s"amorce donc aujourd'hui. Sa fréquence et son rythme seront en lien avec les développements de ma vie professionnelle des prochains mois. Mais j'espère être le plus fidèle possible, au moins une fois la semaine!
(Texte écrit à Saint-Côme-Linière - Beauce - en novembre 1981)
Deux, trois, bientôt quatre mois de vacances, retiré volontairement, à l'époque, du monde du travail, pour profiter du monde du "bon temps" et de la douce farniente. Ne rien faire, ne penser à rien, ne rien avoir à s'inquiéter de... ou si peu : comme cela paraissait excitant!
Et comme je m'étais trompé! Comme mes espérances étaient loin de la réalité. Combien de fois depuis ce temps j'ai souhaité être ailleurs, être partout même. Avoir un horaire à suivre, à respecter; avoir un agenda à remplir et surtout, à vider! 
Non, rien de tout cela ne fait plus partie de mes journées. Oh! Je suis cependant très occupé. Au point oz je ne à planifier mon emploi du temps, à me demander ce que je pourrais bien faire pour le tuer, à espérer qu'il passe rapidement, pour finalement aller au lit et arriver au lendemain pour enfin recommencer.
Ce que j'ai pu souffrir! Eh oui, souffrir! Je n'en peux plus de courir toute la journée à droite et à gauche, d'aller et de venir en tous sens, pour faire en sorte que le temps passe. C'est exténuant, harassant même. Je suis fourbu lorsque vient le temps d'aller au lit et dormir. Et ces nuits! Comme elles sont longues, souvent interminables. J'en arrive même à manquer de rêves pour les meubler toutes. Et chaque jour, chaque nuit a son lendemain. Et chaque lendemain se termine pour céder sa place au surlendemain, ce dernier étant déjà assuré et empressé de fuir rapidement, à la faveur de la nuit, après avoir avoir accueilli sournoisement le jour suivant.
J'ai souffert, atrocement souffert, de voir toutes ces aubes et tous ces crépuscules, toutes ces aurores et toutes ces brunantes, toutes ces matinées et toutes ces soirées, toujours se suivre et ne jamais se ressembler pourtant. Ces soleils et ces orages, ces lunes et ces nuages, comme ils n'ont cessé de faire cadence au temps qui lui, fuyait décidément. Pourtant, que de projets, que d'idées, que de voyages, que de travaux je n'ai pu réaliser, faute de temps.
J'ai commencé à l'époque des fleurs coupées et nous voilà à l'ère des fleurs séchées. Quatre mois à les voir bourgeonner, faner, mourir, se relever, se répandre, multiplier leur race et sécher sur place, sans que je ne puisse faire quoi que ce soit pour les en empêcher. Elles, au moins, avaient de quoi occuper leur journées.
Déjà la neige! Dans peu de temps, son manteau blanc sera revêtu et s'étendra jusqu'au seuil de ma porte. Puis les tempêtes, les bourrasques la rendront détestable. Il me faudra du temps pour la déblayer lorqu'elle emplira mon chemin, lourde, épaisse, privée de tout moyen de défense.
Mais comme le reste, elle s'effacera. Encore un peu de temps et .... 


Comme on peut le constater, le temps constitue toujours et encore, un élément fondamental à toutes les actions de notre quotidien.Faisons en sorte qu'il puisse nous en rester un peu, même beaucoup, de temps en temps!

lundi 7 mars 2011

Le temps, cet abruti qui nous rentre dedans!

Février a passé sans que je ne tienne promesse... Pas une seule ligne publiée sur ce blog! J'ai honte..

Mais du même coup je viens de retrouver le goût et l'envie de m'y remettre avec détermination. Sortir des sentiers battus! Défoncer des portes et ouvrir des horizons!

Je m'y remets au cours des prochaines heures... à l'aube de mes 57 ans! Une fois la semaine je viendrai y pondre un oeuf qui lui-même donnera naissance à de nouveaux espoirs et à des propos sans limites et sans retenue!

Je reviens tantôt... dans pas longtemps!

mardi 25 janvier 2011

Un grand froid s'installe!

Il fallait s'y attendre.... c'est le branle-bas de combat. Tout le monde a son opinion sur la question, mais c'est plus souvent celle des autres qu'on a adoptée parce qu'elle fait notre affaire, parce qu'elle vient d'un chanteur populaire, d'un comédien connu ou encore d'une ex-vedette de quelque chose, on sait plus trop quoi c'est pas important, c'est une vedette....

On aime ça, nous, les Québécois, nous convaincre nous-mêmes que quelque chose est mauvais pour nous dès qu'on a le moindre soupçon sur la santé, la sécurité, l'environnement. On aime ça tirer sur le messager qui doit apporter les réponses à nos questions et l'éclairage souhaité, avant même qu'on ait posé les questions. On aime donc ça pouvoir dire qu'on a eu raison d'un promoteur, qu'on a eu la tête de quelqu'un ou qu'on a fait avorter un projet parce qu'un groupe de gens, plus ou moins importants et nombreux, ont commencé à les détruire avant même qu'on en ait vu le début du commencement.On aime ça démolir.... et là je ne parle pas de l'industrie de la construction!

Loin de moi l'idée de croire que ce genre de dossier peut faire l'unanimité sous le prétexte que ça va créer des emplois, faire rouler l'économie et contribuer au développement et à la diversification énergétique et ce, à faible coût par rapport à d'autres formes d'énergie. Loin de moi la prétention d'insinuer ou de penser un seul instant que les opposants n'ont pas de raison sérieuse de le faire... les vrais opposants là, ceux qui ont des exploitations "dans leur cour", pas les gérants d'estrades et les chialeux pour chialer!

Comme si cela ne suffisait pas que le froid glacial nous envahisse subitement depuis quelques jours, voilà qu'un grand froid s'installe dans la population québécoise à ce propos. On assiste à des débats débridés et surtout, souvent débiles, sur les réseaux sociaux, sur les lignes ouvertes à la radio ou à la télé, dans les pages d'opinions des quotidiens ou des sites web de nouvelles, sur les blogues et partout ailleurs, On se lance dans des envolées oratoires dignes des meilleurs scénarios du cinéma. On s'en prend à tout le monde et à personne en même temps, et on finit par développer un discours haineux et violent dont personne ne peut sortir gagnant.

Puis survient un Messie, un Sauveur appréhendé, un gourou inespéré, qui change toutes les règles du jeu et nous fait nous demander si on y est pas allé un peu trop vite dans notre jugement de la cause... et lui-même force ses gens à se reposer des questions sérieuses sur l'avoir et sur l'avance de cette industrie.

Bref, je suis là à me demander si, malgré son attitude et son manque de transparence à plusieurs égards, l'Industrie gazéifère ne parviendra pas à redorer son image publique et à retrouver des fans parmi ceux qui le décriaient auparavant.grâce à une nouvelle approche basée sur le respect, l'écoute et la négociation bilatérale de haut calibre.

Nous devons à tout prix comprendre rapidement que dans l'état actuel des choses, les finances publiques ont atteint un niveau de dégradation tel que plusieurs nouvelles sources de revenus doivent être inventées, créées, imaginées. On ne peut plus nous demander de continuer à payer, alors que nous sommes moins nombreux que jamais à le faire.

Et si ce n'est pas l'exploitation des gazs de schiste (shit... jel'ai dit), ce sera autre chose... peut-être encore plus risqué et moins bien documenté. La majorité des forages répertoriés au Québec l'ont été dans les années 80 et 90. Seulement 8 en 2010. Moratoire, ralentissement? Peu importe ce que se sera, l'industrie a du pain sur la planche!

lundi 3 janvier 2011

2011, l'année de tous les espoirs... les nôtres!

Ceux qui me connaissent bien le savent : je ne suis pas un éternel rêveur. Bien sûr, j'ai des projets, des envies, des goûts ou des passions qui m'amènent à faire des envolées nocturnes virtuelles, comme tout le monde. Il m'arrive même de le faire en plein jour, tout éveillé! Mais les rêves qui me hantent ne sont pas la base de mon quotidien. Au contraire même, je suis plutôt du genre à réaliser rapidement et sans trop de bruit les divers projets que je conçois, que je caresse ou que je développe.

En 2010, j'ai entrepris un certain virage sur le plan professionnel, par rapport aux 30 dernières années. Plutôt que de multiplier les mandats et les clients en consultation, j'ai concentré mon action autour des mandats d'un client principal, tout en conservant deux ou trois petits mandats avec d'autres clients pas trop accaparants. Il s'agit donc d'une approche de gestion de mon temps qui nécessite passablement de discipline et de gestion serrée, puisque chaque semaine des échéances surviennent. Je dois donc en permanence m'assurer que les dossiers livrables soient exécutés et rencontrent les échéances du client.

Mais cela n'empêche aucunement que je puisse faire des plans à plus long terme pour assurer la pérennité de mes revenus professionnels tout en maintenant mon intérêt pour ce genre de travail et en entretenant le plaisir que je trouve dans cette occupation. Pas question pour moi de poursuivre une activité ou un travail à l'avenir, si je n'y retrouve pas une satisfaction et un plaisir importants. C'est fondamental et essentiel! Et non négociable!

Si je fais le bilan de l'année qui vient de se terminer, au plan strictement personnel, ce fut une année de transition qui m'a permis de mieux établir le cadre de ma vie pour l'avenir. Dans une grande ville comme Montréal, le rythme de vie comporte un certain nombre d'impératifs et de contraintes qu'on ne retrouve pas nécessairement dans une région comme celle de la Capitale nationale (par exemple, les déplacements). C'est donc une adaptation permanente à la réalité montréalaise, même si je la connaissais relativement bien, qui a occupé une grand partie de mes énergies depuis 18 mois.

Que doit-on s'attendre de 2011? Rien de particulier en principe. Sauf ce que chacun de nous mettra en branle ou accomplira pour faire en sorte qu'elle soit fructueuse et bénéfique, Plus question de compter sur les autres, surtout pas sur les gouvernements supérieurs. Il n'y a rien à attendre de leur part. Au contraire, il faudra s'habituer à faire sans eux, plus que jamais. Nous entrons dans une ère citoyenne qui va permettre toujours davantage à ceux parmi nous qui le veulent bien, qui se tiennent debout et qui ne regardent pas le train passer, de créer une dynamique socioéconomique originale et nouvelle, faisant appel à nos forces autant qu'à nos rêves, à notre potentiel autant qu'à nos ressources intellectuelles, physiques et financières.

Ça se dessine depuis un certain temps. Ça prend forme lentement mais sûrement. Ça se révélera continuellement et progressivement au cours des années qui viennent. Mais chose est certaine, chacun et chacune d'entre nous devra s'en convaincre : nous sommes plus que jamais et pour toujours les seuls et uniques artisans de nos succès.

Tous les espoirs sont permis à partir de maintenant. Mais pas n'importe lesquels. Pas les espoirs de nos gouvernants ou de ceux qui se veulent nos leaders. Non. Les nôtres!!