On aime ça, nous, les Québécois, nous convaincre nous-mêmes que quelque chose est mauvais pour nous dès qu'on a le moindre soupçon sur la santé, la sécurité, l'environnement. On aime ça tirer sur le messager qui doit apporter les réponses à nos questions et l'éclairage souhaité, avant même qu'on ait posé les questions. On aime donc ça pouvoir dire qu'on a eu raison d'un promoteur, qu'on a eu la tête de quelqu'un ou qu'on a fait avorter un projet parce qu'un groupe de gens, plus ou moins importants et nombreux, ont commencé à les détruire avant même qu'on en ait vu le début du commencement.On aime ça démolir.... et là je ne parle pas de l'industrie de la construction!
Loin de moi l'idée de croire que ce genre de dossier peut faire l'unanimité sous le prétexte que ça va créer des emplois, faire rouler l'économie et contribuer au développement et à la diversification énergétique et ce, à faible coût par rapport à d'autres formes d'énergie. Loin de moi la prétention d'insinuer ou de penser un seul instant que les opposants n'ont pas de raison sérieuse de le faire... les vrais opposants là, ceux qui ont des exploitations "dans leur cour", pas les gérants d'estrades et les chialeux pour chialer!
Comme si cela ne suffisait pas que le froid glacial nous envahisse subitement depuis quelques jours, voilà qu'un grand froid s'installe dans la population québécoise à ce propos. On assiste à des débats débridés et surtout, souvent débiles, sur les réseaux sociaux, sur les lignes ouvertes à la radio ou à la télé, dans les pages d'opinions des quotidiens ou des sites web de nouvelles, sur les blogues et partout ailleurs, On se lance dans des envolées oratoires dignes des meilleurs scénarios du cinéma. On s'en prend à tout le monde et à personne en même temps, et on finit par développer un discours haineux et violent dont personne ne peut sortir gagnant.
Puis survient un Messie, un Sauveur appréhendé, un gourou inespéré, qui change toutes les règles du jeu et nous fait nous demander si on y est pas allé un peu trop vite dans notre jugement de la cause... et lui-même force ses gens à se reposer des questions sérieuses sur l'avoir et sur l'avance de cette industrie.
Bref, je suis là à me demander si, malgré son attitude et son manque de transparence à plusieurs égards, l'Industrie gazéifère ne parviendra pas à redorer son image publique et à retrouver des fans parmi ceux qui le décriaient auparavant.grâce à une nouvelle approche basée sur le respect, l'écoute et la négociation bilatérale de haut calibre.
Nous devons à tout prix comprendre rapidement que dans l'état actuel des choses, les finances publiques ont atteint un niveau de dégradation tel que plusieurs nouvelles sources de revenus doivent être inventées, créées, imaginées. On ne peut plus nous demander de continuer à payer, alors que nous sommes moins nombreux que jamais à le faire.
Et si ce n'est pas l'exploitation des gazs de schiste (shit... jel'ai dit), ce sera autre chose... peut-être encore plus risqué et moins bien documenté. La majorité des forages répertoriés au Québec l'ont été dans les années 80 et 90. Seulement 8 en 2010. Moratoire, ralentissement? Peu importe ce que se sera, l'industrie a du pain sur la planche!