mardi 25 janvier 2011

Un grand froid s'installe!

Il fallait s'y attendre.... c'est le branle-bas de combat. Tout le monde a son opinion sur la question, mais c'est plus souvent celle des autres qu'on a adoptée parce qu'elle fait notre affaire, parce qu'elle vient d'un chanteur populaire, d'un comédien connu ou encore d'une ex-vedette de quelque chose, on sait plus trop quoi c'est pas important, c'est une vedette....

On aime ça, nous, les Québécois, nous convaincre nous-mêmes que quelque chose est mauvais pour nous dès qu'on a le moindre soupçon sur la santé, la sécurité, l'environnement. On aime ça tirer sur le messager qui doit apporter les réponses à nos questions et l'éclairage souhaité, avant même qu'on ait posé les questions. On aime donc ça pouvoir dire qu'on a eu raison d'un promoteur, qu'on a eu la tête de quelqu'un ou qu'on a fait avorter un projet parce qu'un groupe de gens, plus ou moins importants et nombreux, ont commencé à les détruire avant même qu'on en ait vu le début du commencement.On aime ça démolir.... et là je ne parle pas de l'industrie de la construction!

Loin de moi l'idée de croire que ce genre de dossier peut faire l'unanimité sous le prétexte que ça va créer des emplois, faire rouler l'économie et contribuer au développement et à la diversification énergétique et ce, à faible coût par rapport à d'autres formes d'énergie. Loin de moi la prétention d'insinuer ou de penser un seul instant que les opposants n'ont pas de raison sérieuse de le faire... les vrais opposants là, ceux qui ont des exploitations "dans leur cour", pas les gérants d'estrades et les chialeux pour chialer!

Comme si cela ne suffisait pas que le froid glacial nous envahisse subitement depuis quelques jours, voilà qu'un grand froid s'installe dans la population québécoise à ce propos. On assiste à des débats débridés et surtout, souvent débiles, sur les réseaux sociaux, sur les lignes ouvertes à la radio ou à la télé, dans les pages d'opinions des quotidiens ou des sites web de nouvelles, sur les blogues et partout ailleurs, On se lance dans des envolées oratoires dignes des meilleurs scénarios du cinéma. On s'en prend à tout le monde et à personne en même temps, et on finit par développer un discours haineux et violent dont personne ne peut sortir gagnant.

Puis survient un Messie, un Sauveur appréhendé, un gourou inespéré, qui change toutes les règles du jeu et nous fait nous demander si on y est pas allé un peu trop vite dans notre jugement de la cause... et lui-même force ses gens à se reposer des questions sérieuses sur l'avoir et sur l'avance de cette industrie.

Bref, je suis là à me demander si, malgré son attitude et son manque de transparence à plusieurs égards, l'Industrie gazéifère ne parviendra pas à redorer son image publique et à retrouver des fans parmi ceux qui le décriaient auparavant.grâce à une nouvelle approche basée sur le respect, l'écoute et la négociation bilatérale de haut calibre.

Nous devons à tout prix comprendre rapidement que dans l'état actuel des choses, les finances publiques ont atteint un niveau de dégradation tel que plusieurs nouvelles sources de revenus doivent être inventées, créées, imaginées. On ne peut plus nous demander de continuer à payer, alors que nous sommes moins nombreux que jamais à le faire.

Et si ce n'est pas l'exploitation des gazs de schiste (shit... jel'ai dit), ce sera autre chose... peut-être encore plus risqué et moins bien documenté. La majorité des forages répertoriés au Québec l'ont été dans les années 80 et 90. Seulement 8 en 2010. Moratoire, ralentissement? Peu importe ce que se sera, l'industrie a du pain sur la planche!

lundi 3 janvier 2011

2011, l'année de tous les espoirs... les nôtres!

Ceux qui me connaissent bien le savent : je ne suis pas un éternel rêveur. Bien sûr, j'ai des projets, des envies, des goûts ou des passions qui m'amènent à faire des envolées nocturnes virtuelles, comme tout le monde. Il m'arrive même de le faire en plein jour, tout éveillé! Mais les rêves qui me hantent ne sont pas la base de mon quotidien. Au contraire même, je suis plutôt du genre à réaliser rapidement et sans trop de bruit les divers projets que je conçois, que je caresse ou que je développe.

En 2010, j'ai entrepris un certain virage sur le plan professionnel, par rapport aux 30 dernières années. Plutôt que de multiplier les mandats et les clients en consultation, j'ai concentré mon action autour des mandats d'un client principal, tout en conservant deux ou trois petits mandats avec d'autres clients pas trop accaparants. Il s'agit donc d'une approche de gestion de mon temps qui nécessite passablement de discipline et de gestion serrée, puisque chaque semaine des échéances surviennent. Je dois donc en permanence m'assurer que les dossiers livrables soient exécutés et rencontrent les échéances du client.

Mais cela n'empêche aucunement que je puisse faire des plans à plus long terme pour assurer la pérennité de mes revenus professionnels tout en maintenant mon intérêt pour ce genre de travail et en entretenant le plaisir que je trouve dans cette occupation. Pas question pour moi de poursuivre une activité ou un travail à l'avenir, si je n'y retrouve pas une satisfaction et un plaisir importants. C'est fondamental et essentiel! Et non négociable!

Si je fais le bilan de l'année qui vient de se terminer, au plan strictement personnel, ce fut une année de transition qui m'a permis de mieux établir le cadre de ma vie pour l'avenir. Dans une grande ville comme Montréal, le rythme de vie comporte un certain nombre d'impératifs et de contraintes qu'on ne retrouve pas nécessairement dans une région comme celle de la Capitale nationale (par exemple, les déplacements). C'est donc une adaptation permanente à la réalité montréalaise, même si je la connaissais relativement bien, qui a occupé une grand partie de mes énergies depuis 18 mois.

Que doit-on s'attendre de 2011? Rien de particulier en principe. Sauf ce que chacun de nous mettra en branle ou accomplira pour faire en sorte qu'elle soit fructueuse et bénéfique, Plus question de compter sur les autres, surtout pas sur les gouvernements supérieurs. Il n'y a rien à attendre de leur part. Au contraire, il faudra s'habituer à faire sans eux, plus que jamais. Nous entrons dans une ère citoyenne qui va permettre toujours davantage à ceux parmi nous qui le veulent bien, qui se tiennent debout et qui ne regardent pas le train passer, de créer une dynamique socioéconomique originale et nouvelle, faisant appel à nos forces autant qu'à nos rêves, à notre potentiel autant qu'à nos ressources intellectuelles, physiques et financières.

Ça se dessine depuis un certain temps. Ça prend forme lentement mais sûrement. Ça se révélera continuellement et progressivement au cours des années qui viennent. Mais chose est certaine, chacun et chacune d'entre nous devra s'en convaincre : nous sommes plus que jamais et pour toujours les seuls et uniques artisans de nos succès.

Tous les espoirs sont permis à partir de maintenant. Mais pas n'importe lesquels. Pas les espoirs de nos gouvernants ou de ceux qui se veulent nos leaders. Non. Les nôtres!!