Mettons les choses au clair dès le départ : le mot FIERTÉ existait bien avant le mot GAI.! Ceux et celle qui ont cru l'espace d'un instant que j'allais vous faire une longue et sinueuse dithyrambe sur l'art d'être fier, vous serez déçus.
Non je veux plutôt évoquer cette fierté plus fondamentale et viscérale qui anime toute personne qui est passionnée et obnubilée par un concept, un projet, une idée, une situation ou encore sa patrie, son pays, sa liberté et son déploiement. Ah que c'est important la fierté! On ne devrait jamais sortir du lit le matin sans éprouver une certaine fierté à propos de ce qu'on a vécu la veille ou de ce qu'on va réaliser aujourd'hui pour faire grandir encore et toujours sa fierté de demain.
On a les ambitions de sa fierté, croit-on! Les gens qui réussissent ce qu'ils entreprennent, peu importe leur domaine d'activité ou leur champ d'expertise, sont ceux qui, constamment et toujours, éveillent et entretiennent leur fierté d'être, leur fierté d'agir, leur fierté de progresser, leur fierté d'appartenir, ou simplement leur fierté de s'investir.Car ces jours-ci, ne fait pas le fier qui veut! Une vraie honte....
Ces jours-ci, les réveils sont moins étincelants et plus brutaux dans certains cas. La fierté collective craque de partout. Bien loin de favoriser notre imaginaire créatif et innovateur, le contexte sociopolitique actuel ici et ailleurs contribue plutôt au désabusement et à l'écoeurantite aigue chez un nombre grandissant d'entre nous.
De quoi pourrais-je bien pouvoir être fier actuellement? De mon ou plutôt de mes Premiers ministres qui ne manquent pas une occasion pour se foutre de notre gueule de pauvres contribuables? De nos petits maires des grandes ou des petites villes qui ont développé un appétit certain pour le favoritisme, la corruption et le scandale? De nos dirigeants syndicaux despotes et tout-puissants qui bouleversent les conventions et les bonnes manières pour entretenir leur « power trip »? De nos agriculteurs et de leur fière UPA bulldozer qui ont pris le pari de détruire l'économie touristique hivernale des régions pour protester contre leur différend avec le gouvernement? De nos gras médecins et prétentieux spécialistes qui s'opposent en chasse-gardée au déploiement des super-infirmières, de peur de voir leurs revenus diminuer ou de devoir poser des actes médicaux "gratuits"? De nos écolo-environnemento-protesto-artisto-rigolos concitoyens systématiquement opposés à toute forme de progrès qui n'est pas appuyé sur du macramé ou du « bio »?
Non, ma fierté en a pris un coup! Même le pays n'est plus à l'agenda! Le Québec ne se cherche plus. Il s'est trouvé un nouveau Klondike pour motiver notre jeunesse dans l'avenir : le jeu de hasard en ligne! C'est pathétique! On devrait être fiers que nos dirigeants pensent autant à enrichir les coffres de l'État avec les sommes colossales qui y reviennent après avoir été perdues par nos chômeurs, assistés sociaux, étudiants et retraités qui y engouffrent jusqu'à leurs dernières pièces, faute de trouver motivation et fierté dans d'autres occupations constructives.
La fierté à ses limites, comme elle a ses déclencheurs. La culture, les arts, les activités sociales, l'engagement communautaire, la famille, la vie de couple, l'amour, l'amitié, la santé, le sport et l'activité physique, voilà encore quelques motifs susceptibles d'éveiller et de susciter notre fierté par les temps qui courent.... Pour le reste, c'est plutôt la rage qui hante nos coeurs et nos esprits! Cette rage qui vient de ce sentiment profond qu'on n'a pas de quoi être fiers de ceux et celles qui nous gouvernent! À tort ou à raison! Mais le mal est fait, rien ne va plus! On a un BINGO ici, bougez pas vos cartes, on vérifie!
Ce qui me console, c'est que si on peut arriver à détruire ma fierté, on ne pourra jamais réussir à m'enlever ma folie! Et ça j'en suis fier!
vendredi 17 décembre 2010
mercredi 8 décembre 2010
Peuple à genoux... plus jamais!
Dans ma tendre jeunesse, passée dans une pas si lointaine banlieue de la Capitale, cette période qui précède la Noël constituait toujours l'une des plus fébriles de l'année, pour tout le monde en général, mais pour moi en particulier aussi! Chez nous, la musique et la chanson étaient des plus présentes. Toute l'année bien sûr, mais encore davantage dans le temps des Fêtes.
Mon père était un baryton qui faisait l'opéra, mais qui était également membre du choeur des hommes de l'église paroissiale. Et moi je faisais retentir ma jeune voix de soprano au sein de la manécanterie qui accompagnait le choeur des adultes lors des grandes cérémonies religieuses, dont la messe de minuit et les autres offices de cette période de réjouissances autour de la naissance du petit Jésus.
Ahhhhhhh! la messe de mnuit! Était-il un autre moment de l'année où mon coeur battait aussi fort, où ma petite cervelle de garçon pré-pubère des années 1960 était plus excitée à l'idée de parader en aube blanche avec capuchon et cordon torsadé à la taille, à travers la grande église toute illuminée qui puait l'encens des grandes occasions et les boules-à-mites des fourrures récemment sorties des coffres en cèdre, pour se rendre au jubé arrière où les grandes orgues de mademoiselle Robitaille résonnaient musette et autres sonorités avant que nous en atteignions les alentours et que le célébrant puisse enfin entonner son Dominus vobiscum pour signaler que la messe était commencée!
Et quand il s'agissait d'entendre mon père s'élancer plus tard sur le Minuit Chrétiens, en solo, et sentir les regards jaloux de tous mes jeunes copains de la chorale lorsqu'il grimpait la note ultime du « Noëeeeeeeeel, voici le Rédempteur », mon sang ne faisait qu'un tour et je voyais des étoiles virevolter devant mes yeux pendant quelques instants, plein de fierté et de reconnaissance de pouvoir vivre des moments aussi exaltants.
Pour moi, Noël, c'était ça! L'adrénaline émanant de toute cette fébrilité alors que nous étions une cinquantaine de garçons, d'hommes et de femmes réunis pour le concert des voix, de l'orgue et des cordes qui s'ajoutaient à l'occasion pour apporter encore plus de décorum à cet événement qui était déjà assez éblouissant sans tout ça, en ce qui me concernait. Quand nous entreprenions les premières notes du cantique « Venez divin Messie », je savais que c'était réellement engagé, que je vivais encore une fois un moment unique que rien ni personne ne pourrait m'enlever ou m'empêcher de l'accomplir.
Tout le reste, les cadeaux, le réveillon, les plaisirs en famille, quoique importants et amusants, c'était pour moi des accessoires et des artifices qui ne m'apportaient jamais autant de satisfaction et de bonheur que ces semaines, ces jours, ces heures passés à répéter et à répéter sans cesse ces cantiques et ces chants glorieux qui me faisaient vibrer jusqu'au plus profond de mon être. L'un des Noëls les plus tristes de mon existence fut d'ailleurs celui où, pour la première fois après plusieurs années, je ne fus pas dans ce jubé avec les autres. Je me souviens même être sorti de l'église avant la fin de l'office, incapable de supporter cette tristesse qui s'était presque transformée en horreur tellement sa signification profonde pour moi était liée à ma participation à cette grande allégresse musicale depuis tant d'années.
Bien entendu, ces sentiments furent de courte durée. J'arrivais à un âge et à un niveau de « connaissance » de la société religieuse, laïque, politique et culturelle, à cause surtout de mes études classiques chez les Pères du Saint-Sacrement, qui m'amenaient à m'ouvrir très large mon esprit, mon sens critique, mais à cause surtout de mes lectures savantes et du plus grand accès aux médias d'information, nous permettant d'avoir une vision plus globale et moins restreinte de la vie et de ses réalités sous toutes leurs formes.
L'instruction judéo-chrétienne de mon enfance a fait place à une éducation pluraliste et multiculturelle qui a modifié à tout jamais ma perception et ma vision de la fète de Noël et, de surcroît, de tout l'enseignement religieux qu'on m'avait imposé en bas âge. Tout à coup, mes yeux, mon coeur, mon âme s'éveillaient à des valeurs, des sentiments et des pensées qui n'avaient rien à voir avec mon engouement pour la messe de minuit des années 60. En pleine Révolution tranquille, ma vie basculait vers quelque chose qui commençait à ressembler à ce qu'elle est devenue aujourd'hui, 40 ans plus tard.
À travers les époques, les bouleversements sociopolitiques, les mouvements culturels et les études collégiales et universitaires, les révolutions socio-économiques et les changements climatiques, une chose est demeurée inchangée : ma foi en moi! À l'aube de mes 16 ans, je crois, alors que je venais de lutter contre une grave méningite qui avait failli m'emporter, j'ai pris l'engagement ferme et je me suis juré à moi-même que rien ni personne, pour aucune considération, ne m'imposerait désormais quelque pensée, processus, projet de société, façon d'être ou de penser que ce soit.
Alors que nos gouvernements de toute taille et de toute allégeance sont en train de perdre toute crédibilité et notoriété en se confondant au travers de pseudos-scandales menés et engendrés par des roitelets de tout acabit, et qu'ils dilapident souvent (pas toujours heureusement) nos taxes et impôts en prétextant défendre nos intérêts et répondre à nos besoins, on cherche toujours ceux ou celles qui vont venir en Messie, entonner un tonitruant Minuit Chrétiens sonnant la fin de la récréation des déficits hallucinants et de l'endettement incontrôlable, pour enfin nous permettre d'espérer un Québec moderne tourné vers un avenir responsable.
Pour ma part, ce qui est sûr, c'est que j'en suis arrivé à une conclusion incontournable et profondément ancrée dans mes convictions : PEUPLE À GENOUX... PLUS JAMAIS!
Alors que nos gouvernements de toute taille et de toute allégeance sont en train de perdre toute crédibilité et notoriété en se confondant au travers de pseudos-scandales menés et engendrés par des roitelets de tout acabit, et qu'ils dilapident souvent (pas toujours heureusement) nos taxes et impôts en prétextant défendre nos intérêts et répondre à nos besoins, on cherche toujours ceux ou celles qui vont venir en Messie, entonner un tonitruant Minuit Chrétiens sonnant la fin de la récréation des déficits hallucinants et de l'endettement incontrôlable, pour enfin nous permettre d'espérer un Québec moderne tourné vers un avenir responsable.
Pour ma part, ce qui est sûr, c'est que j'en suis arrivé à une conclusion incontournable et profondément ancrée dans mes convictions : PEUPLE À GENOUX... PLUS JAMAIS!
mardi 30 novembre 2010
Suis Investi Dans l'Avenir (SIDA) ... Quelle chance j'ai!
Quand on parle de chance, on fait souvent référence au hasard. Mais ici, c'est plutôt de la chance "pure" dont il est question. Celle qui fait qu'aujourd'hui, je peux profiter de la vie en pleine possession de mes moyens, en relative bonne santé, rescapé de la grande razzia qui m'a fait perdre des dizaines d'amis et de proches au cours des années 1980 et 1990 : le SIDA.En cette veille de la Journée Mondiale du SIDA, je ne peux m'empêcher de me remémorer certains épisodes épiques de ma vie où les risques étaient quotidiens, mais sans qu'on le sache réellement ou qu'on le soupçonne véritablement. J'ai commencé ma vie active comme "gai" avant même que le mot soit inventé! Je me suis engagé dans cet univers un peu fou en 1971-1972, alors que j'avais à peine 17 ans, dans la ville de Québec qui, malgré les apparences, proposait une grande variété d'endroits où découvrir la faune masculine qui partageait les mêmes affinités.
Les années 1970 étaient celles de la libération sexuelle, avec les festivals Woodstock, les communes qui poussaient comme des champignons, la musique rock et le disco, la sexualisation des publicités, l'ouverture sur le monde extérieur et l'amélioration des télécommunications. On sentait bien qu'il se passait quelque chose, ici comme ailleurs dans le monde, et le milieu gai était déjà reconnu pour son avant-gardisme et son ouverture aux nouvelles tendances dans plusieurs domaines.
Il ne fallut donc pas beaucoup de temps avant que je découvre tous les éléments de plaisir et de satisfaction de ma curiosité insatiable à l'époque. Du haut de ma jeunesse et de ma naîveté, je découvrais un univers qui me semblait tellement imperméable aux dangers et aux interdits. Avec mon arrivée à Montréal, en 1973, pour compléter un Bac. sp. en communications à l'UQAM (la première cuvée), je me retrouvais du même coup au coeur d'un milieu cosmopolite et libertaire quant aux moeurs et à la manière d'être des individus.
Je fus rapidement emporté dans un tourbillon social et culturel qui me permettait de vivre pleinement ce que j'étais, de me sentir libre de mes actions et de mes pensées, et surtout de me laisser aller totalement à mes pulsions sexuelles sans me poser la moindre question sur les impacts possibles sur ma santé ni sur ma vie. Comment une activité aussi "heureuse" pouvait-elle comporter le moindre risque?
Les Jeux Olympiques de 1976 à Montréal m'ont fait atteindre l'apothéose de ma vie sexuelle alors que, équipé d'un laisser-passer universel pour les sites de compétition en tant que technicien à l'emploi de l'Office de radio-télévision des Olympiques (ORTO), j'avais accès aux plus beaux jeunes spécimens masculins de la planète qui, bien souvent eux aussi, voyaient une occasion unique de pouvoir réaliser leurs pulsions cachées ou refoulées avec un jeune Québécois qui leur permettait de se payer du plaisir assuré, facilement et sans trop de risque.
C'est ainsi que, comme je me plais souvent à me le rappeler, j'ai fait "le tour du monde en 21 jours", visitant des dizaines de "pays" chaque semaine, passant même deux ou trois frontièrees certaines journées ou soirées plus animées... Pendant une quinzaine d'années, de 1972 à 1987 environ, mes conquêtes sexuelles, parfois amoureuses mais de courte durée, se sont multipliées et m'ont permis de me réaliser pleinement comme être humain qui s'assumait et vivait à 100 milles à l'heure, en pleine possession de ses moyens.
Puis, un jour, on nous a lancé le SIDA en pleine face. Comme un coup de poing inattendu, comme une mauvaise farce qui nous laissait incrédules, insouciants, insensibles à une telle calamité annoncée. Puis les joueurs se sont mis à tomber les uns après les autres sur l'échiquier de nos conquêtes, de nos relations, de nos amours. Puis on a commencé à penser que ça valait peut-être la peine qu'on essaye un peu de s'intéresser au phénomène, de sortir de notre attitude de surhommes invincibles et de chercher à limiter les dégats... On nous a présenté le condom. Pas un médicament. Un préservatif. Parce que le médicament, le vaccin, on l'attend toujours 25 ans plus tard.
Ce fut un choc! Un revirement spectaculaire de la situation. Le Plaisir pouvait nous tuer! La panique a envahi les milieux gais de Montréal. On a presque arrêté de draguer pendant un certain temps.. le temps d'enterrer nos morts et de soigner nos malades qui ne cessaient d'augmenter en nombre. C'est alors que ma bouée de sauvetage est arrivée : un beau jeune coiffeur de 23 ans, comme moi, arrivant d'Amos en Abitibi, avec qui j'ai passé quelques années en région, loin de la grande ville rendue dangereuse et inquiétante.
Au cours des années qui ont suivi, jusqu'au milieu des années 1990, des êtres aimés se sont envolés, souvent seuls et délaissés par leurs proches et leurs familles, après des souffrances énormes et la perte de tous leurs biens et de leurs économies pour pouvoir se "payer" les traitements disponibles à l'époque. Mais le choc le plus violent que j'aie subi, ce fut lorsque mon beau coiffeur d'Abitibi, qui n'était plus avec moi mais pour qui j'avais gardé une profonde amitié, s'est lui aussi éteint après une fulgurante maladie découlant du virus du SIDA qu'il avait contracté. En quelques mois, iil y est passé! C'était en 1994.
Après cet événement, plus rien n'a jamais été pareil à mes yeux. J'ai enfin compris que la farce avait assez duré! Que je ne pouvais plus me comporter comme un imbécile et me faire croire que cela ne pouvait pas m'arriver à moi aussi. Les campagnes d'information et de sensibilisation des organismes spécialisés oeuvrant auprès de la communauté gaie ont fini par nous rejoindre. J'ai même participé à la réalisation d'une de ces campagnes avec MIELS-Québec, par le biais d'une bande dessinée.
Aujourd'hui, avec le recul, je n'ai d'autre choix que de me considérer des plus chanceux de pouvoir être vivant, sain, séronégatif, mais surtout convaincu qu'il ne s'agit que d'une seule occasion pour détruire tout ça!
En ce 1er décembre 2010, Journée mondiale du SIDA, c'est un moment privilégié pour réfléchir à ce passé fou, mais surtout à cet avenir brillant qui s'annonce, à condition qu'on fasse les bons choix, qu'on accepte de se compromettre individuellement et collectivement dans des actions de sensibilisation et d'information pour que ceux qui s'engagent aujourd'hui dans leur vie adulte puissent en profiter pleinement à l'abri de ce fléau des temps modernes!
J'en suis!
Et j'en suis fier!
mardi 2 novembre 2010
J'ai le mal de blog!
De tout temps, depuis aussi longtemps que je me souvienne, j'ai écrit...
Quand j'ai débuté l'école, en 1960, je savais déjà écrire. Quand je suis arrivé au cours classique, au séminaire des Pères du Saint-Sacrement à Valcartier, j'ai commencé à écrire de la poésie. J'y livrais mes pensées profondes mais du même coup, je me projetais dans une sorte de confusion volontaire en adoptant un style éclaté et subtil.
Pendant mes années au Cégep de Limoilou, j'ai noirci des tonnes de feuilles de papier avec mes poèmes, mes travaux scolaires, mes premières proses et mes quelques essais. À l'Université, cette passion pour l'écriture m'a habitée, mais n'a pu se concrétiser, faute de temps et de contexte surtout.
C'est dans les années 77 à 83 surtout que j'ai pu, comme journaliste, m'y adonner allègrement. J'écrivais presque jour et nuit! Un peu plus tard, en politique, mes talents en écriture ont été mis à contribution plus d'une fois.
Mais c'est l'arrivée des technologies de traitement de texte suivie de celles des ordinateurs personnels, dans les années 85-90, qui ont fait que mon talent pour l'écriture a véritablement pris son essor vers d'autres domaines plus spécifiques et moins habituels : la fiction et l'homoérotisme, notamment.
Au fil des années et de mes voyages, j'ai pris l'habitude de noter dans de petits cahiers mes histoires de vacances, mes rencontres, mes visites, mes découvertes, mes explorations. Au retour, je transcrivais ces notes dans un style romancé ou un récit palpitant.
Depuis plusieurs années. je rêve du jour où je pourrai finalement m'asseoir et m'engager dans une marathon d'écriture pour pouvoir enfin voir au moins une oeuvre de mon cru être publiée. Ce jour approche! Le blog que j'amorce maintenant en sera l'âme inspiratrice et la vigueur énergique nécessaires.
Je reviens bientôt pour entreprendre ce chantier qui promet d'être stimulant et dérangeant!
Quand j'ai débuté l'école, en 1960, je savais déjà écrire. Quand je suis arrivé au cours classique, au séminaire des Pères du Saint-Sacrement à Valcartier, j'ai commencé à écrire de la poésie. J'y livrais mes pensées profondes mais du même coup, je me projetais dans une sorte de confusion volontaire en adoptant un style éclaté et subtil.
Pendant mes années au Cégep de Limoilou, j'ai noirci des tonnes de feuilles de papier avec mes poèmes, mes travaux scolaires, mes premières proses et mes quelques essais. À l'Université, cette passion pour l'écriture m'a habitée, mais n'a pu se concrétiser, faute de temps et de contexte surtout.
C'est dans les années 77 à 83 surtout que j'ai pu, comme journaliste, m'y adonner allègrement. J'écrivais presque jour et nuit! Un peu plus tard, en politique, mes talents en écriture ont été mis à contribution plus d'une fois.
Mais c'est l'arrivée des technologies de traitement de texte suivie de celles des ordinateurs personnels, dans les années 85-90, qui ont fait que mon talent pour l'écriture a véritablement pris son essor vers d'autres domaines plus spécifiques et moins habituels : la fiction et l'homoérotisme, notamment.
Au fil des années et de mes voyages, j'ai pris l'habitude de noter dans de petits cahiers mes histoires de vacances, mes rencontres, mes visites, mes découvertes, mes explorations. Au retour, je transcrivais ces notes dans un style romancé ou un récit palpitant.
Depuis plusieurs années. je rêve du jour où je pourrai finalement m'asseoir et m'engager dans une marathon d'écriture pour pouvoir enfin voir au moins une oeuvre de mon cru être publiée. Ce jour approche! Le blog que j'amorce maintenant en sera l'âme inspiratrice et la vigueur énergique nécessaires.
Je reviens bientôt pour entreprendre ce chantier qui promet d'être stimulant et dérangeant!
samedi 30 octobre 2010
Me voici... enfin!
Ce n'est qu'un début! Je vais m'y mettre rapidement.. vous ne perdez rien pour attendre... à +
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