mercredi 23 novembre 2011

C'est le temps que ça change!

L'été a plié bagages!
L'automne a fait son lit!
L'hiver s'est montré le bout du nez.
Le sort en est jeté... le grand cercle vicieux poursuit son processus sans pitié.

L'autre jour, on me faisait remarquer à quel point le changement des saisons perturbait une majorité de gens, à tout le moins dans leur discours, dans leur humeur et dans leur désagréable habitude d'en faire leur principal sujet de conversation pendant des jours et des jours.

L'Homme (*) est un être d'habitudes!! Modifier ses habitudes le perturbe, le dérange, l'ébranle... ou à l'opposé, et plus positivement, le motive, l'inspire, l'énergise. 

Mais justement, le changement, c'est sain. Loin d'être un élément de déstabilisation ou de déprime, le changement représente souvent l'unique et meilleure façon d'améliorer son sort, d'être plus heureux, d'avoir de meilleures conditions de travail, de s'enrichir, de profiter de plus de temps de loisirs, de bénéficier d'une santé physique et mentale plus stable, et bien plus encore.

Il ne s'agit pas non plus de changer pour changer... "quatre trente sous pour une piastre" et de tomber dans la facilité ou, à l'opposé, dans les excès. Tant qu'à changer, changeons pour le vrai!

Pourquoi semble-t-il si difficile d'entreprendre des changements en profondeur dans notre vie amoureuse, affective ou sociale, dans notre situation professionnelle, dans nos habitudes alimentaires ou de consommation d'alcool ou d'autres substances considérées comme nocives? Pourquoi n'arrive-t-on pas facilement à s'extirper de mauvaises habitudes, ou de comportements de longues dates, sans créer de commotion dans nos émotions, dans notre système nerveux, dans notre digestion ou encore notre seule respiration?

Si l'année 2011 n'a pas été à la hauteur de vos attentes, si vos projets n'ont pas donné les résultats escomptés ou n'ont tout simplement pas levé, si vos ambitions n'ont pas réussi à se faufiler à travers vos craintes et vos peurs, si vous avez l'impression d'avoir fait du sur place, d'être au même niveau, au même endroit, que vous vous trouviez l'an dernier, alors le temps est peut-être venu de procéder à des changements importants dans votre environnement.

En ce qui me concerne, c'est le temps que ça change! Et j'ai pris les moyens pour que ça arrive! J'en suis arrivé à un cycle de ma vie où pour être satisfait, pour m'accomplir totalement et intensément, pour innover et me dépasser, pour poursuivre vers l'avant et éviter la stagnation, je doive sortir des sentiers battus, être créatif, défoncer des barrières virtuelles, mais pourtant omniprésentes à notre esprit.

" C'est le temps que ça change! " C'était le slogan électoral des libéraux de Jean Lesage en 1960, au moment d'entreprendre la Révolution tranquille au Québec. Et Dieu sait que des changements, il y en a eu! Alors, bienvenue dans ma Révolution tranquille!





(*)  Homme, subst. masc. C. − [Avec un déterm. plur. à valeur référentielle] Membre de l'espèce humaine.

dimanche 13 novembre 2011

Ce temps qui nous manque tant!

TUER TOUT LE TEMPS!

C'est le titre que j'avais donné à un texte écrit en novembre 1981, il y a exactement 20 ans, à un moment où, entre deux emplois, j'avais beaucoup de temps à moi. Je le relis et je me rends compte que plus ça change, plus c'est pareil. J'ai passé une période du genre, ces dernières semaines, et il m'est arrivé de me poser le même genre de questions.

Je pourrais aussi questionner le fait que j'ai négligé d'entretenir ce blogue depuis plusieurs mois, alors que je m'y étais engagé clairement. Manque de temps? D'après vous?

Toujours est-il que j'ai envie de vous partager ce texte en guise d'introduction à une nouvelle série qui s"amorce donc aujourd'hui. Sa fréquence et son rythme seront en lien avec les développements de ma vie professionnelle des prochains mois. Mais j'espère être le plus fidèle possible, au moins une fois la semaine!
(Texte écrit à Saint-Côme-Linière - Beauce - en novembre 1981)
Deux, trois, bientôt quatre mois de vacances, retiré volontairement, à l'époque, du monde du travail, pour profiter du monde du "bon temps" et de la douce farniente. Ne rien faire, ne penser à rien, ne rien avoir à s'inquiéter de... ou si peu : comme cela paraissait excitant!
Et comme je m'étais trompé! Comme mes espérances étaient loin de la réalité. Combien de fois depuis ce temps j'ai souhaité être ailleurs, être partout même. Avoir un horaire à suivre, à respecter; avoir un agenda à remplir et surtout, à vider! 
Non, rien de tout cela ne fait plus partie de mes journées. Oh! Je suis cependant très occupé. Au point oz je ne à planifier mon emploi du temps, à me demander ce que je pourrais bien faire pour le tuer, à espérer qu'il passe rapidement, pour finalement aller au lit et arriver au lendemain pour enfin recommencer.
Ce que j'ai pu souffrir! Eh oui, souffrir! Je n'en peux plus de courir toute la journée à droite et à gauche, d'aller et de venir en tous sens, pour faire en sorte que le temps passe. C'est exténuant, harassant même. Je suis fourbu lorsque vient le temps d'aller au lit et dormir. Et ces nuits! Comme elles sont longues, souvent interminables. J'en arrive même à manquer de rêves pour les meubler toutes. Et chaque jour, chaque nuit a son lendemain. Et chaque lendemain se termine pour céder sa place au surlendemain, ce dernier étant déjà assuré et empressé de fuir rapidement, à la faveur de la nuit, après avoir avoir accueilli sournoisement le jour suivant.
J'ai souffert, atrocement souffert, de voir toutes ces aubes et tous ces crépuscules, toutes ces aurores et toutes ces brunantes, toutes ces matinées et toutes ces soirées, toujours se suivre et ne jamais se ressembler pourtant. Ces soleils et ces orages, ces lunes et ces nuages, comme ils n'ont cessé de faire cadence au temps qui lui, fuyait décidément. Pourtant, que de projets, que d'idées, que de voyages, que de travaux je n'ai pu réaliser, faute de temps.
J'ai commencé à l'époque des fleurs coupées et nous voilà à l'ère des fleurs séchées. Quatre mois à les voir bourgeonner, faner, mourir, se relever, se répandre, multiplier leur race et sécher sur place, sans que je ne puisse faire quoi que ce soit pour les en empêcher. Elles, au moins, avaient de quoi occuper leur journées.
Déjà la neige! Dans peu de temps, son manteau blanc sera revêtu et s'étendra jusqu'au seuil de ma porte. Puis les tempêtes, les bourrasques la rendront détestable. Il me faudra du temps pour la déblayer lorqu'elle emplira mon chemin, lourde, épaisse, privée de tout moyen de défense.
Mais comme le reste, elle s'effacera. Encore un peu de temps et .... 


Comme on peut le constater, le temps constitue toujours et encore, un élément fondamental à toutes les actions de notre quotidien.Faisons en sorte qu'il puisse nous en rester un peu, même beaucoup, de temps en temps!