mardi 15 novembre 2016

Le progrès, c'est pas toujours pour le mieux

Je suis né dans les années 1950. Au Québec, c'était une période effervescente alors qu'on se préparait à vivre la Révolution tranquille, ce mouvement social, politique et culturel qui a sonné l'éveil de toute une catégorie de citoyens au monde moderne. 

Ce fut le début de la laïcisation de l'éducation et du retrait progressif du clergé des grands centres de décision politique. Ce fut l'amorce d'une conscientisation nationaliste des populations partout au Québec, mais en particulier dans les cercles universitaires, bourgeois, artistiques et syndicaux de Montréal. L'arrivée de la télévision dans notre environnement et le développement incessant des grands médias d'information ont causé des remous évidents dans tous les milieux de la société.


La famille, un lieu de communication exceptionnel qui tente
de poursuivre sa mission malgré l'influence des technologies.
Ce fut aussi l'ouverture au monde, alors que nos universités accueillaient davantage d'étudiants étrangers, en particulier les Africains francophones, mais aussi d'ailleurs dans le monde. Avec l'Exposition universelle de 1967 à Montréal, le Québec est enfin devenu une véritable " Terre des hommes ". À partir de là, plus rien n'a jamais été pareil. Nous avons commencé à voyager, à aller voir ailleurs pour découvrir les diverses facettes des nations de l'Europe, de l'Afrique, de l'Asie, de l'Océanie, mais aussi des autres Amériques. Si l'Homme avait marché sur la lune, on pouvait bien se permettre nous aussi de rêver un peu! 

Les années 1970 ont apporté leur lot de transformations profondes de notre société. Rien n'était impossible. On voyait de plus en plus grand et de plus en plus loin. La tenue de la 21e Olympiade à Montréal, en 1976, a certainement constitué un point tournant majeur dans l'internationalisation du monde des affaires québécois. Tout le monde voulait profiter de la mondialisation alors que toutes les frontières s'ouvraient.On a alors assisté à l'un des plus importants événements politiques du 20e siècle : l'élection d'un premier gouvernement indépendantiste au Québec, le 15 novembre 1976. Presque 10 ans après le passage du Général de Gaule au balcon de l'hôtel-de-ville de Montréal avec son " Vive le Québec libre "!

Puis, les années 80 sont apparues avec l'arrivée de nouveaux produits technologiques que tout le monde s'arrachait : les baladeurs (Walkman), les magnétoscopes vidéos, les cassettes de musique, les fours à micro-ondes, les radio-téléphones mobiles (ancêtres du téléphone cellulaire moderne), pour ne nommer que ceux-là. Chaque mois, chaque année, on nous présentait des nouveautés, toutes supposées nous faciliter la vie. Puis sont apparus les ordinateurs personnels, d'abord ceux de Macintosh, puis ceux de IBM et de Microsoft. 

En parallèle, le Québec rayonnait dans le monde toujours un peu plus, grâce à Hydro-Québec, les grandes firmes d'ingénierie et d'architecture, l'expertise de grandes sociétés comme CGI, Bombardier, Alcan, Noranda, Cascades, Canam Manac, Davie, entre autres. Les visionnaires et les gestionnaires du progrès ne voyaient plus de limites à ce que le Québec pouvait conquérir sur le plan économique. 

Avec les années 1990 sont apparues les besoins de modernisation des entreprises, les préoccupations grandissantes à l'environnement, la sensibilisation plus grande des travailleurs à leurs droits, l'augmentation du coût des ressources naturelles, l'augmentation des coûts du pétrole, les lois sévères sur la santé et sécurité au travail, l'augmentation des pouvoirs des municipalités dans de nombreux champs d'activité (décentralisation) et une transformation profonde de la fiscalité municipale, tout ça sur fond de crise financière, d'endettement accru et de budgets gouvernementaux déficitaires.

Ceux qui croyaient que l'arrivée de l'an 2000, le passage au nouveau millénaire, allait permettre de tout remettre les comptes à zéro et signifier le début de jours meilleurs, ont vite déchanté. L'explosion des technologies de l'information, de l'internet et des médias sociaux a plutôt contribué à rendre de plus en plus difficile l'exercice du pouvoir, la prise de décisions, l'adoption de nouvelles réglementations, etc. Le peuple voulait être consulté. Participer davantage à la réflexion menant aux décisions. Et le peuple était de mieux en mieux informé, plutôt avait de plus en plus accès à l'information. Pas nécessairement toujours la plus pertinente. Souvent celle que les influenceurs, les groupes de pression et les mouvements organisés diffusaient facilement.

Et que dire de l'envahissement systématique du téléphone intelligent qui, depuis 10 ans, a considérablement modifié la façon de travailler, de gérer des affaires, de faire nos achats, de consommer, de voyager, bref notre vie toute entière dans bien des cas.

Toutes ces inventions, ces outils technologiques, ces moyens de communication et d'information, ces ordinateurs personnels, téléphones cellulaires, et autres gadgets de tous genres, je les ai vus naître et évoluer. Je les ai vus devenir très souvent le centre d'attraction, le principal sujet d'intérêt, l'élément de discorde ou encore le motif de bien des problèmes entre partenaires, conjoints, associés, amis, etc. Aujourd'hui, pouvons-nous affirmer franchement et sans se tromper que notre société est meilleure et plus efficace, plus performante, en raison de cette évolution technologique exponentielle?

Pas toujours ni partout. Parce qu'on a fini par oublier une chose très importante dans bien des cas. On a fini par oublier de se parler. Face à face. Les yeux dans les yeux. On a fini par oublier que la communication commence toujours par une interaction entre des personnes. Et que les outils technologiques en sont le prolongement. Pas la source!

Finalement, 62 ans plus tard, témoin de toutes ces étapes de l'évolution de notre monde, je crois pouvoir affirmer que le progrès, ce n'est pas toujours pour le mieux!

samedi 23 juillet 2016

.... et le 7e jour il se reposa!

J'ai souvent imaginé mon destin comme celui d'un créateur. Passer des heures, des jours, des mois, des siècles même, à concevoir, imaginer, créer! Des idées, des choses, des biens, des services, des robots, des décors, des environnements, des pays, des univers! Créer sans cesse, jour et nuit, toujours à la recherche du génial projet, toujours en quête de l'impossible nouveauté.

Parfois, j'ai l'impression que le temps ne s'arrêtera jamais, que j'en manquerai constamment pour entreprendre et pour réaliser tout ce que j'ai en tête, que le tourbillon infernal de la vie n'a pour effet que de m'étourdir pour que je sois bien entendu encore et toujours à la recherche du temps perdu.

Arrive un moment où tout ça n'a plus vraiment de sens. Survient une étape où on souhaite simplement poursuivre sa route, sans avoir à rendre de compte, sans être contraint de s'expliquer, de se justifier, de constamment avoir à réviser ses plans ou à se raviser sur ses intentions. Se présente l'occasion ou jamais de finalement atteindre ses buts, d'accomplir son destin, de culminer dans son talent et son expertise.

Vient un temps où on a juste envie de lâcher prise et de laisser les choses arriver, les événements se produire, les projets survenir, les idées de réaliser, les investissements aboutir. Voilà que je me retrouve soudainement à cette croisée des chemins dans ma vie. Lentement, mais sûrement, je me présente devant une fenêtre qui, entrouverte, laisse entrer la lumière et l'oxygène qui me suffisent pour accomplir ce qui se présente à moi. Ni plus, ni moins. Certains appelleraient ça la simplicité volontaire. D'autres, le consentement conscient. Certains, l'abandon éclairé.

Pour moi, ce n'est que l'aboutissement d'une vie qui m'a conduit par vents et marées, envers et contre tous, bon an mal an, dans de nombreuses directions qui, aujourd'hui se recoupent et se rejoignent en un lieu et un temps commun. Je vais vivre cette période comme si elle devait être la dernière, mais sans aucun instinct de survie, sans aucun effort de guerre, sans aucune lutte ou bataille.

Parce que je veux seulement vivre, libre et digne!




samedi 9 juillet 2016

Calvaire!

Ceux qui me connaissent bien savent pertinemment que je ne suis pas du genre à me plaindre de mon sort en général. Je partage rarement mes problèmes, les difficultés que je traverse, les ennuis qui m'affligent ou les revers de fortune que je subis. Mais plus tôt cette année, j'ai transgressé cette règle que je tente d'appliquer la plupart du temps et ce, depuis un grand nombre d'années.








Pour la première fois en presque 20 ans, je me suis retrouvé, entre novembre 2015 et mai 2016, devant un mur côté professionnel, et par le fait même, côté financier. N'eut été de quelques âmes charitables (ils et elles se reconnaîtront), je ne sais pas où je me serais retrouvé dans les semaines et les mois qui ont suivi. J'ai même utilisé le réseau d'affaires linkedIn et les médias sociaux pour lancer un appel à l'aide professionnel en créant les services de rédaction " De bons mots pour vous " et en faisant leur promotion un peu partout. Parce que j'avais presque perdu espoir de me retrouver du travail dans mon domaine d'expertise, les communications et le marketing, après avoir postulé à environ 70 emplois pour lesquels je me croyais qualifié (souvent surqualifié), mais n'avoir été invité que deux fois à une entrevue. Et ce pendant presque 8 mois.

Cette situation malheureuse a découlé essentiellement du fait que j'ai pris de mauvaises décisions en 2015; au moment où je les ai prises pourtant, elles m'apparaissaient bonnes. Parce que j'avais alors toutes les raisons (croyais-je) de les considérer comme telles. Mais voilà qu'en novembre dernier, le chat est sorti du sac. J'ai appris que j'avais été, avec une quarantaine de personnes dont certains amis proches, victime de fraude de la part de quelqu'un qui nous était à tous et toutes très cher (!!! et le mot est faible aujourd'hui), en qui nous avions totalement confiance, que certains connaissaient depuis près de 40 ans, qui était hors de toute raisonnable d'une conduite impeccable et irréprochable. 

On s'est bien fait avoir!
Cette personne nous a convaincus, à compter du printemps 2014, de le suivre dans une aventure qui devait nous permettre d'acquérir une sécurité financière dans les mois qui suivraient. Selon lui, et selon toute vraisemblance, malgré qu'aujourd'hui tout cela nous apparaît totalement invraisemblable, une contribution financière " minime " à son plan d'action allait nous permettre d'obtenir un rendement tout à fait exceptionnel, voire atteindre l'indépendance financière et ne plus jamais devoir travailler le reste de nos jours.

Toutes les personnes qui ont été leurrées dans ce stratagème finement planifié et fromenté par ce diabolique personnage le connaissaient personnellement depuis de nombreuses années. Dans mon cas, depuis 8 ans; dans certains cas, depuis l'adolescence, il y a plus de 25 ans. Il était devenu un ami proche avec qui j'entretenais une relation saine et intelligente, drôle et intellectuellement enrichissante. Il était cultivé, intelligent, intéressant, passionné, préoccupé par l'environnement, la paix dans le monde, les crimes homophobes et transphobes, et tout ce qui constituait une attaque contre l'intégrité des personnes et des peuples. Et c'était là son génie!

J'étais tellement persuadé que son plan était crédible et brillant, que j'y ai contribué au départ, en rédigeant avec lui le document qui devait être ensuite transmis aux participants potentiels pour solliciter leur contribution. Il connaissait ma passion pour l'écriture et mes compétences pour la préparation de documents d'information clairs et pertinents. J'avais voulu lui en faire une démonstration éloquente. Et j'avais réussi. Un bijou de document qui ne laissait aucun doute quant au sérieux de l'affaire. 

Perdre ses espoirs, pire que l'argent
Aujourd'hui, j'ai certains remords de m'être fait avoir de la sorte! Mon estime personnelle en a pris un coup au cours des mois qui ont suivi le dévoilement de la fraude. Surtout lorsque je me suis rendu compte que j'avais choisi de ne pas renouveler un mandat intéressant et payant pour profiter plutôt de l'assurance-emploi pendant quelques mois, le temps que le dénouement de l'affaire arrive. J'ai aussi décidé de déménager pour louer un condo plus coûteux que mon logement précédent, croyant que je pourrais me le payer facilement. La découverte de la réalité, en novembre dernier, grâce entre autres à une personne curieuse qui a mis à jour une poursuite au civil contre notre personnage, a eu l'effet d'une bombe sur moi, mais aussi sur la quarantaine de personnes aussi impliquées dans ce dossier. Pendant quelques heures, ma vie s'est effondrée. Tous ces beaux rêves s'évanouissaient.. et notre argent avec!

Dans mon cas, la somme perdue (ma contribution) n'est pas énorme comparée à d'autres : environ 6 000 $. Mais c'est la perte des bénéfices que cette somme devait me rapporter qui faisait le plus mal. Du coup, je voyais toutes mes décisions prises au fil des mois, souvent sous son conseil et sa recommandation, me placer dans une situation qui allait devenir un vrai calvaire. Et c'est ce qui s'est produit d'ailleurs!

Que justice soit faite!
Je vous épargnerai les détails de l'affaire, puisqu'elle est actuellement sous enquête de l'escouade des fraudes de la SPVM en vue du dépôt de poursuites criminelles éventuellement. Un processus lourd, fastidieux et peu encourageant quand on sait que ce personnage a réussi à soutirer près d'un demi-million de dollars à notre groupe et qu'il est actuellement libre, ne fait l'objet d'aucune poursuite pour le moment en lien avec cette affaire, et peut en principe continuer à élaborer de nouveaux stratagèmes avec d'autres personnes qui pourraient se laisser tenter par ses propos convaincants de contribuer à un plan d'investissement quelconque.

À la fin de mai dernier, mes efforts promotionnels pour mes services de rédaction professionnelle, jumelés à des contacts précieux dans une organisation où j'ai été impliqué de près au cours des dernières années, m'ont permis d'obtenir des contrats qui contribuent, lentement mais sûrement, à me ramener sur la voie de la prospérité, à tout le moins de la rentabilité. L'arrivée de quelques autres personnes dans ma vie a également représenté un apport encourageant à mes attentes et à mon goût de vivre. 

Sortir grandi et plus fort
Toute cette aventure m'a surtout permis de redécouvrir, de vérifier même, ma grande force de caractère et la solidité de ma résistance au stress. Si j'ai senti le découragement et la détresse m'envahir à quelques reprises après des moments difficiles sur le plan financier et en raison de l'absence de travail, je n'ai jamais abandonné l'espoir en des jours meilleurs.

Aujourd'hui, même si je ne suis pas totalement parvenu à régler certaines dettes accumulées depuis un an, je vois venir la suite de façon encourageante. Vivre de tels revers après 60 ans, alors qu'on espérait une retraite dorée il y a quelques mois à peine, m'aura permis de réaliser l'importance de redoubler d'efforts pour mieux planifier cette période qui viendra tôt ou tard. 

Grâce aux gens qui m'entourent, à des amis de longue date, à des nouvelles découvertes enrichissantes et dans une certaine mesure, à ma famille, j'ose croire que les épreuves comme celle que je vis actuellement servent aussi à faire de nous de meilleures personnes pour mieux faire face à l'adversité et aux situations difficiles. Tant que je profiterai d'une bonne santé et que mon cerveau continuera à bien me servir, je poursuivrai mon engagement à vivre chaque jour intensément, sainement, courageusement, et à partager des moments de qualité avec ceux et celles qui me sont si chers.


jeudi 7 avril 2016

En avril, ne te découvre pas d'un fil....avant la lune rousse!

Ahhhhh ! La météo! Ce qu'elle a le dos large pour expliquer cette espèce de morosité qui s'est installée depuis Pâques et qui semble vouloir s'étendre jusqu'aux premiers lilas!!




Faut dire que se réveiller un matin de 7 avril avec un sol couvert de neige au Québec, ça n'a rien de vraiment stimulant. Surtout que par définition, avril est le mois du réveil de la nature, des premiers bourgeonnements, de la sortie de terre des fleurs à bulbes, chauffés par le rayonnement du soleil sur les murets de béton environnants (quand il finit par se montrer et durer quelques jours consécutifs).

Depuis le 1er avril, on a eu droit aux quatre saisons qui se sont chevauchées et parfois même, dans une même journée. Partir au boulot le matin avec les habits et accessoires d'hiver, et devoir planifier le retour avec parapluie et imperméables, ça relève souvent de la magie, ou encore de la fantaisie. Et les enfants partis pour l'école avec leurs vêtements hivernaux, qui devront se priver de récréation à l'extérieur parce que le déluge printanier s'est abattu pendant l'avant-midi, inondant la cour enneigée de la veille.

Au cours des derniers jours, lors de mes déplacements en ville, dans les transports en commun, à l'épicerie, à la pharmacie, même au cinéma, j'ai cru remarquer un sentiment général d'écoeurantite aigue de cette météo désagréable. D'autant plus que les commerçants comme les quincailleries et les centres jardins qui font de bonnes affaires à cette période-ci en temps habituel, avec ceux qui entreprennent des rénovations ou des travaux horticoles, constatent que les clients se font attendre. Autant pour les commerçants que pour les consommateurs, c'est une période d'attente qui rend leur vie bien désagréable.

Et la lune rousse s'éleva...
Du commencement à la fin d'avril, les jours augmentent de 1h40, à savoir : de 57 minutes le matin et de 43 minutes le soir. En avril, la température moyenne continue à s'élever : les pluies, le froid, la neige même parfois, ne nous ont point irrévocablement quittés, et les gelées peuvent compromettre le succès des récoltes qui seraient trop hâtives. Vous connaissez le dicton : « Il n'est si gentil mois d'avril qui n'ait son chapeau de grésil. »

Il y a d'ailleurs, dans ce mois, une échéance qui terrifie un grand nombre de nos paysans et qui suscite chez eux les croyances les plus superstitieuses : il s'agit de la lune rousse.



Les agriculteurs appellent lune rousse la lune qui, commençant en avril, devient pleine soit à la fin d'avril, soit au commencement de mai. Ils assurent avoir observé que la nuit, quand le ciel est serein, les feuilles, les bourgeons, exposés à la lumière de la lune, roussissent, c'est-à-dire gèlent alors même que la température de l'air se maintient à quelques degrés au-dessus de zéro.

Écoutons ce qu'en disent les agriculteurs :
Lune rousse, Vide bourse.

L'agriculteur souhaite la pluie pendant la première partie du mois, une chaleur trop hâtive étant considérée comme nuisible. Cependant si la pluie cesse vers la fin d'avril, et surtout s'il n'y a pas de gelées, l'année promet une bonne récolte.

Avril a bien du pain sur la planche s'il veut satisfaire les vieux dictons! Mais consolons-nous, parce qu'après avril, arrivent les beaux mois remplis de promesses : « En avril, ne te découvre pas d’un fil; en mai, fais ce qu’il te plaît; en juin, tu te vêtiras d’un rien ».


mercredi 2 mars 2016

Tous sur Mars!

Non, je ne vous propose pas un nouveau titre de film qui serait la suite de l'aventure du comédien Matt Damon dans la peau d'un astronaute pris seul sur la planète rouge. Je veux plutôt vous amener avec moi dans ce nouveau mois qui débute et qui est, bien malgré lui, le mois du printemps!








Le mois de mars a toujours représenté pour moi un moment privilégié à chaque année ou presque depuis ma naissance. D'abord, parce que c'est le mois qui m'a vu naître. Très exactement neuf mois et quelques jours après le retour du voyage de noces de mes parents. Je suis un enfant de l'Amour, à ce que l'on dit.

Ensuite, parce que c'est une période mouvementée à plusieurs égards dans la société où nous vivons : pause étudiante dans les écoles, préparatifs pour la fête de Pâques selon les croyances et les tendances, réception des avis d'augmentation de loyer pour les locataires et premier versement des taxes municipales pour les propriétaires, dépôt des budgets des gouvernements québécois et fédéral, préparation des rapports d'impôts, ruée vers les cabanes à sucre et leurs orgies de nourriture et de gâteries sucrées, et bien d'autres encore.

Enfin, mars est le mois qui accueille le début du printemps qui lui, nous mène tout droit sur l'été. Comme dans un éternel recommencement. Mais surtout dans une réjouissante résurrection de la nature et de l'environnement après des mois de grisaille, de froidure, de neige et de blizzard. Mars nous entraîne dans son tourbillon d'odeurs et de couleurs qui éveillent nos sens, comme si c'était toujours la première fois!

Par contre, cette année, j'ai de grandes attentes pour mon mois fétiche. Parce qu'il arrive au moment où l'urgence d'un changement important dans ma situation professionnelle est plus qu'évidente. Elle est essentielle et nécessaire. Pour la première fois depuis plus de 20 ans probablement, je me retrouve en panne de mandats, de contrats, de travail et par ricochet, de ressources financières. Malgré mes démarches quotidiennes depuis le mois de novembre 2015, je ne suis pas parvenu à décrocher le moindre mandat, moi qui à certaines époques pas si lointaines, devais en refuser faute de temps pour les réaliser.

Tout ça survient dans un contexte un peu particulier, que certains connaissent, mais que la plupart des gens de mon entourage n'ont pas eu l'occasion d'apprendre, puisqu'il ne m'est pas d'usage de partager mes ennuis personnels avec mes proches; ceux qui me connaissent bien le savent. L'important, c'est que je puisse y parvenir en gardant la tête haute et froide, en misant sur mes ressources et mes énergies et en capitalisant sur mes contacts nombreux et diversifiés, même si le retour d'ascenseur n'est pas souvent au rendez-vous avec certains d'entre eux. 

Il est donc à espérer que mars m'apporte cette renaissance qui sera la bienvenue et que je puisse remettre mes compétences et mon expertise au service des organisations et des entreprises dans le besoin. Je sais que plusieurs personnes de mon entourage, qui ne font pas partie de mon milieu des communications-marketing, seront étonnées de lire ce texte aujourd'hui et s'inquiéteront que je ne les aies pas informées plus tôt de ma situation. J'ai vaillamment choisi de consacrer mes énergies et mon temps à trouver des solutions, plutôt qu'à m'apitoyer sur mon sort!

C'est mars qui aura le dernier mot! Et le bon! J'en suis convaincu!

lundi 15 février 2016

Le dompteur de locomotive

Je l'avoue, j'ai rendu pas mal de gens jaloux au fil des années lorsque je leur montrais ce fabuleux dessin unique et exceptionnel auquel je tiens autant que la prunelle de mes yeux. Ce n'est pas tout le monde qui peut se vanter de posséder un portrait de lui-même réalisé par la fameuse Clémence Desrochers.

Ce trésor sans prix, mais de valeur inestimable à mes yeux, le voici :

Le dompteur de locomotive : dessin, format 16 x 12,5 cm, sur papier,
réalisé aux crayons pastel ou style Prismacolor, à partir d'une photo noir et blanc de 5,5 x 5,5 cm





























Quelle est l'histoire de cette oeuvre datant de 1978??

À l'époque (de 1976 à 1979), elle animait une émission quotidienne sur les ondes de la télé de Radio-Canada, Les trouvailles de Clémence.Elle y recevait des invités et présentait des trucs pour toutes sortes d'occasions à la maison. En 1978, elle invita les téléspectateurs à lui envoyer des photos, dont elle choisirait quelques-unes pour réaliser un dessin original.

Connaissant ma passion pour elle et ses monologues, et sachant que mon anniversaire arrivait bientôt, ma soeur Nicole pensa que ça me ferait un super cadeau si jamais le sort nous favorisait. Elle envoya donc une photo de moi à l'âge de 3 ans, prise sur le quai ferroviaire à Sainte-Anne-de-Beaupré, devant la locomotive du " petit train de Sainte-Anne" comme on l'appelait. À cette époque, nos parents utilisaient souvent un attelage lorsqu'on se déplaçait dans les foules, pour éviter de nous perdre. Sur la photo, je porte un de ces attelages dont le cordon pend au sol derrière moi.

C'est ainsi que Clémence a dû se sentir bien inspirée en la voyant, puisque j'ai eu la chance de recevoir peu de temps avant mon anniversaire, en mars 1978, le fabuleux dessin que vous pouvez admirer plus haut. Et pour Clémence, l'attelage est devenu un fouet, ce qui lui a inspiré le titre du "Dompteur de locomotive". 

Il s'agit encore aujourd'hui d'une de mes grandes fierté. Ce dessin, que j'ai encadré simplement, a traversé les époques et les mouvances en demeurant toujours au coeur de mon quotidien, bien exposé dans mon bureau à la maison. Il représente depuis l'un de mes petits bonheurs. Par un drôle de concours de circonstances, quelques années plus tard, Clémence a animé une autre émission qui s'appelait Les petits bonheurs de Clémence

Depuis, j'ai eu la chance de voir la plupart de ses spectacles, de la rencontrer à quelques reprises, de lire plusieurs ouvrages à son sujet, et de la découvrir dans des rôles au cinéma et à la télé. Je connais un grand nombre de ses monologues par coeur. 

Il y a de ces choses et de ces événements qui vous marquent pour toute une vie. En ce qui me concerne, ce dessin tout simple et sans prétention, réalisé par une femme passionnée, une femme de coeur, qui me rejoignait par ses textes et son humour décoiffant, dès mon jeune âge, constituait un trésor personnel inestimable, sans que je sache réellement que nous partagions elle et moi les mêmes goûts et le même " secret " pour les personnes de même sexe. Ce qui me fut révélé plus tard, sans beaucoup de surprises.

Chère Clémence! Merci de faire partie de ma vie. C'est un privilège exceptionnel.

mardi 26 janvier 2016

Le grand concert des nations montréalais!

Chaque jour, dans cette métropole qui en a un peu perdu le lustre et surtout le titre, il nous est donné d'être confrontés à des situations qui nous mettent en présence de gens issus de dizaines de pays et provenant des cinq continents. Chaque jour, chaque semaine, chaque mois, la question de la cosmopolité de Montréal fait l'objet de discussions, d'échanges, de débats, pas toujours en faveur de ceux et celles qui en forment le tissu fondamental. 

Mais une chose demeure : Montréal ne serait pas cette ville aussi joyeuse, colorée, accueillante, amusante, aussi culturellement stimulante et intéressante, si toutes ces cultures venues d'ailleurs ne s'y entrechoquaient pas pour y créer cette merveilleuse toile tissée de tellement de fils gavés d'histoire, de luttes, de volonté, de traditions et de folklore différents.

Les transports en commun, en particulier, sont des lieux qui obligent souvent à la promiscuité des populations de toutes origines. Selon le jour, l'heure ou le secteur de la ville où on se trouve, selon le circuit d'autobus ou la ligne de métro, il est permis de voir et d'entendre le grand concert des nations. Lorsqu'on ferme les yeux et qu'on prête l'oreille, cela peut devenir tout aussi amusant qu'agressant selon les cas, tout aussi séduisant que dérangeant dans d'autres.

Il y a quelques années, je voyageais quotidiennement dans un autobus d'un circuit qui traverse le nord de la ville d'est en ouest sur un très long parcours. On y retrouvait donc, aux heures de pointe du matin et du soir, un mélange hétéroclite de diverses catégories de voyageurs qui pouvait varier d'un jour à l'autre, mais qui était tout le temps représentatif de cette grande diversité culturelle de Montréal.

Cela m'a inspiré, au retour du boulot un soir, ce texte qui démontre bien l'effet que ce bouillon de cultures pouvait ben avoir sur moi. Je vous le partage.

Le Kaléidoscope, Terre des Hommes, Expo 67, Montréal : une représentation symbolique du grand concert des nations!



J'entends parler..... en commun!

J'entends parler.....
des langues d'ailleurs familières
des langues d'ici étrangères
se raconter leur labeur d'usine
se murmurer les derniers ragots de cuisine
se moquer de la tenue de celui-ci
s'étonner de la coiffure signée Ricci

J'entends parler....
des langues parfois austères
des langues souvent légères
le matin comme dans des plumes
le soir à grand volume
à l'aller des infos de la veille
au retour le monde se surveille

J'entends parler.....
et tous ces mots, ces sons
ces échos, ces frissons
communiquent la vie urbaine
partagent la même rengaine!
Conversation cellulaire de belle-sœur
du genre  «  On se voit tout à l’heure »

J’entends parler…..
Badinage de bambin que nul ne comprend
sauf bien entendu sa maman
Éclats rieurs d’ados boutonneux
Rires moqueurs de garçons ennuyeux
La grande cacophonie des peuples s’agite
La symphonie multiethnique, nul ne l’évite

J’entends parler….
Arrive un point, la destination
Des voix nous quittent
d’autres  s’ajoutent au concert des nations
Tout ça va très vite
Les oreilles n’en croient pas leurs yeux
d’autant de sons, de mots, qui rendent heureux!

 PP 2013

lundi 11 janvier 2016

Humeurs et humour

L'été dernier, l'ami Denis-Martin Chabot, responsable de activités des soirées Fierté littéraire dans le cadre de l'événement Fierté Montréal, m'avait invité à présenter un texte de mon crû pour la soirée sous le thème de l'humour dans un contexte LGBT. Je me suis empressé d'accepter, ce qui m'a obligé à réfléchir et à concevoir quelque chose de spécial pour l'occasion.

Alors que j'étais en pleine rédaction, une idée un peu folle a surgi dans ma tête : écrire et publier un recueil de nouvelles portant sur l'humour chez les LGBT. Pas nécessairement des histoires drôles; mais plutôt des histoires où l'humour joue un rôle prépondérant dans l'intrigue ou dans le dénouement. Parce que disons-le, l'humour a toujours occupé et occupe encore une très grande place dans ma vie au quotidien.




Mon premier texte porte le titre que devrait probablement porter le recueil que j'entends compléter d'ici la fin de 2016 à des fins de publication : " Pas toujours drôle d'être gai! "

Le voici donc en exclusivité, puisqu'il a été lu une seule fois en public, un soir d'août 2015 à la Galerie D de la rue Amherst devant une quarantaine de personnes, mais jamais publié. C'est un texte de fiction, donc une pure imagination de mon esprit.

(Extrait)
Vincent avait la mauvaise habitude de toujours tourner les situations en ridicule. Quand ça devenait trop sérieux, il se sentait obligé de transformer son discours en blague, de faire le clown ou quelque pitrerie de mauvais goût. Je lui avais fait la remarque à plusieurs reprises, mais il faisait la sourde oreille. Il continuait d’agir comme si j’étais le seul à ressentir un malaise à chaque fois. Il disait que je voulais le diminuer aux yeux des autres, lui faire perdre la face.
Pourtant, je lui avais rappelé tant et tellement que la plupart du temps les gens présents, même ses amis proches, réagissaient à ses propos par des moues de dépit, des sourires en coin ou des regards entre eux ne laissant aucun doute sur leur niveau de découragement. Mais Vincent continuait à prétendre que j’étais le seul à voir ça! Que ses amis eux appréciaient sa présence et ses interventions.

Encore récemment, lors d’une soirée d’anniversaire d’un vieil ami où des membres de sa famille étaient également présents, on a vu plusieurs personnes s’esquiver doucement dans les minutes qui ont suivi le moment où Vincent a entrepris son petit manège habituel. C’était plus fort que lui : il fallait qu’il devienne le centre d’attraction du groupe et qu’il fasse fi de tout ce qui pouvait se passer pour détourner l’attention vers ses saynettes sans intérêt, parfois dignes d’une soirée de fin d’année d’une classe de troisième secondaire.

À chaque fois que j’avais essayé d’en discuter avec lui, il me faisait la même cérémonie, me répétait les mêmes balivernes et m’accusait de mauvaise foi et de jalousie. C’est pourtant après s’être imaginé, à tort, que ma popularité au sein de notre groupe était plus grande que la sienne qu’il avait entrepris d’agir comme ça!

Lorsque j’avais rencontré Vincent au début des années 80, c’est sa discrétion, sa réserve et son attitude  bon-enfant qui m’avaient séduit. Sans compter qu’il dégageait un charme fou. Nous étions vite devenus inséparables, au point où nos amis et nos familles s’inquiétaient si l’un des deux apparaissait quelque part sans l’autre. Nos intérêts respectifs s’étaient davantage rapprochés et unifiés au fil des années. Nous avions lancé ensemble une petite entreprise de services dans le domaine informatique qui nous avait appris également à travailler en équipe, en plus de partager notre quotidien et de développer une qualité de vie appréciable.

Voilà maintenant qu’après toutes ces années, alors que le succès professionnel était atteint, que la sécurité financière était assurée et que le réseau social était solidement installé, il planait un vent de discorde qui risquait de nuire à long terme à tout ce que nous avions bâti depuis si longtemps. Parce que, disons-le franchement, le comportement de Vincent dans le cadre de nos activités sociales, même professionnelles à l’occasion, devenait agaçant.  J’avais beau vouloir le supporter et faire preuve de bonne foi et de compréhension, le résultat au bout du compte était le même : certaines personnes, voire certains groupes d’amis, avaient commencé à nous fuir, ou à tout le moins à éviter notre présence. 

Nous étions moins souvent invités dans des soirées mondaines et cela me peinait grandement. Ça ne semblait pas être le cas pour Vincent qui ne semblait pas conscient outre mesure de la situation. Bref, notre vie sociale et affective se ressentait grandement de tout cela.

Est-ce que l’alcool avait quelque chose à voir avec la situation? Même pas. Vincent consommait peu et buvait surtout du vin, toujours en quantité modérée. Alors comment expliquer qu’il avait entrepris de verser dans l’humour, ou ce qu’il croyait en être, pour compenser son manque d’estime personnelle ou le sentiment qu’il était moins intéressant que moi au sein du groupe d’amis? 

J’avais bien l’intention d’en avoir le cœur net et de ne pas laisser cette attitude détruire tout ce que nous avions bâti depuis 25 ans. 

Je n’allais pas accepter que l’humour détruise l’amour!

(À suivre très bientôt)

jeudi 7 janvier 2016

L"étonnante fragilité de l'être

En 2014, j'ai réalisé un de mes vieux rêves : avoir un texte publié dans un livre. Il en a fallu du temps pour que ça se produise, mais l'attente en valait la peine.


Tout ça a commencé en 2011 quand une amie comédienne m'a transmis un courriel qui invitait des auteurs à soumettre un texte de fiction en vue d'avoir la chance d'être choisi pour publier dans un collectif d'auteurs Québécois et Français. Sous le thème " 38 photographies en quête d'auteurs ", l'éditeur proposait de choisir une photo parmi celles proposées autour de laquelle le texte pourrait s'articuler ou dont il pourrait s'inspirer, par exemple.

J'ai donc choisi la photo ci-bas pour le mien.


















J'ai eu la chance de voir mon texte " L'étonnante fragilité de l'être " retenu parmi les nombreux soumis. Le processus du comité de sélection, de lecture et de correction des textes a pris beaucoup de temps et ce n'est qu'en 2013, à l'automne, que nous avons reçu les premières versions corrigées qui nous étaient soumises pour relecture, approbation et modification au besoin.

C'est finalement en mai 2014, à la Cinémathèque québécoise à Montréal, qu'a eu lieu le lancement québécois de l'ouvrage intitulé " Renaissances " et imprimé en 200 exemplaires, en présence des auteurs et de quelques invités. Plus tard, l'éditeur en a fait le lancement à Paris avec les auteurs français.

Les commentaires reçus de la part de ceux qui ont eu la chance de le lire depuis sa parution m'ont vraiment encouragé à reprendre l'expérience. C'est ainsi que je prévois publier un ouvrage en 2016, dont je dévoilera le contenu un peu plus tard. Ce n'est qu'un début...

Pour le plaisir de mes amis qui n'ont pu se procurer l'ouvrage (maintenant épuisé) et qui souhaitent prendre connaissance de mon texte, je le publie ici.

Bonne lecture!

samedi 2 janvier 2016

Peut-être hier (1975)

Ce n'est d'hier que j'ai commencé à écrire. Aussi loin que je me rappelle, j'ai toujours écrit. 


J'ai certainement attrapé ça de ma mère, qui écrivait bien et tout le temps. Elle écrivait à ses soeurs, à ses amies de longue date, à ses cousines religieuses en Alberta ou ailleurs, elle écrivait des cartes de souhaits pour les anniversaires et diverses occasions et ce, toujours avec un message personnalisé à chacun et à chacune. Elle écrivait un journal où elle racontait les événements importants de la vie familiale et d'autres sujets d'intérêt.

Déjà, à l'époque de mon cours classique, au Mont Saint-Sacrement à Valcartier, j'avais la plume agile. J'avais même lancé le journal de l'école qui s'appelait "Sous la tour ". Mai 1968! Période de grands bouleversements mondiaux s'il en était une à se rappeler à l'époque. Le dessin et la typographie de cette couverture étaient également mon oeuvre!


J'ai conservé plusieurs témoins de mes élans de scribouilleur depuis cette époque. J'écrivais un peu de tout : de la poésie, des nouvelles, de la fiction, un journal personnel, des textes pour des journaux étudiants, des éditoriaux, des tracs promotionnels pour des événements, etc.

Au Cégep, j'écrivais beaucoup aussi. Les cours de philo et de français m'en fournissaient plein d'occasions, entre autres. Les grèves de professeurs ou étudiantes également.

Mais c'est véritablement lors de mon séjour à l'UQÀM, au premier baccalauréat en Communications de cette jeune université d'où j'ai gradué en 1976, que j'ai développé davantage mon goût pour l'écriture. En septembre 1975, je pondais un texte un peu tordu sous forme de poésie urbaine déjantée, probablement influencé par les Michel Tremblay et autres André Brassard ou Plume Latraverse de l'époque. Je ne me rappelle pas du contexte précis qui a inspiré cet exercice de style qui s'apparente un peu à des paroles de chanson. Mais j'ai une affection particulière pour cette poésie un peu naîve.

J'ai retrouvé le texte original tapé à la machine, sous mon pseudonyme Péaucarré. Sur papier " news ". Je vous le partage. Pas que je sois convaincu qu'il représente un chef d'oeuvre. Plutôt que je crois qu'il constitue un témoin important de mon état d'esprit alors qu'à 21 ans, je me préparais à sauter à pieds joints dans la vraie vie! Et que j'avais en tête plein de beaux rêves à réaliser.

En 2014, un peu moins de 40 ans plus tard, j'ai réalisé un de mes vieux rêves : être enfin publié dans un vrai livre. Je vous partagerai mon texte, une nouvelle de fiction parue dans un collectif d'auteurs, très bientôt.

Sur les marches du perron... devant le 3912, Mentana, Montréal, été 1975.


vendredi 1 janvier 2016

2016 : Hymne à la joie!

Pour ma première chronique de l'année, j'ai trouvé l'inspiration dans cette belle image ci-dessous trouvée sur le net ce matin. Quelqu'un a trouvé le moyen de voir dans les chiffres de 2016 le mot JOIE en effet miroir! Quelle belle trouvaille!





Avec les années, tout cela s'est estompé, et il fut une période de ma vie où Noël était presqu'inexistant, sauf pour profiter de vacances scolaires bien méritées ou pour entreprendre un petit voyage à la campagne ou dans le sud.

Depuis qu'il n'y a plus de jeunes enfants dans la famille, on a cessé de se réunir le 24 ou le 25 décembre pour célébrer cette fête. On en a plutôt fait une réunion familiale, de plus en plus rare avec les années, où nous passons du bon temps à manger, prendre un verre, échanger, rire et s'amuser, sans échange de cadeau formel et sans rituel relié à la kermesse commerciale de Noël. Personne ne s'en plaint! Neveu et filleule ont également compris, maintenant qu'ils ont atteint un âge plus sérieux, que cette fête est d'abord et avant tout un beau rassemblement familial dont il faut profiter, puisque chaque année qui passe nous rapproche inévitablement du départ éventuel de notre mère atteinte d'Alzheimer, dont la condition n'ira pas en s'améliorant, cela est bien entendu.

En cette fin d'année et en cette période de rapprochement des êtres autour de rassemblements festifs, il est de mise de nous interroger sur ce que nous souhaitons prioriser dans nos vies à l'aube d'une nouvelle année qui s'annonce. Notre monde évolue rapidement dans tous les sens et à tous les points de vue. Il devient difficile et même impossible dans certains cas de suivre la cadence et de se tenir à jour dans tout ce qui influence notre qualité de vie et nos rapports avec les autres. On a le choix : se refermer et subir, ou s'ouvrir et contrôler.Le choix n'est pas difficile à faire quand on veut vivre et s'épanouir le plus longtemps possible, dans les meilleures conditions qui soient : celles qu'on crée pour nous-mêmes, pas celles qui nous sont imposées.

Mes voeux les plus sincères
Je ne suis pas particulièrement un amateur de l'hiver, des Fêtes de fin d'année et de tout ce qui accompagne cette période. Même enfant, ces célébrations religieuses ne m'étaient pas plus sympathiques qu'il ne faut. J'étais loin d'être le plus enthousiaste face à tout le rituel des décorations, des cadeaux, des réveillons, des messes de minuit et des beaux habits. Je me laissais emporter, un peu comme tout le monde, dans le tourbillon de la magie de Noël, juste pour ne pas trouver le temps trop long... et pour faire plaisir aux parents surtout.

Pour 2016, je nous souhaite à tous et à toutes de pouvoir nous réaliser dans nos vies personnelles et professionnelles, dans nos rapports sociaux et amoureux, dans nos amitiés comme dans nos liens familiaux, dans la mesure de nos projets, de nos défis et de nos limites. On peut toujours rêver, mais encore faut-il que ces rêves nous gardent les deux pieds sur terre et nous évitent de nous engager dans des aventures risquées et périlleuses pour notre santé physique et mentale et celle de ceux qui nous entourent.

Soyons conséquents de nos gestes et de nos décisions. Surtout en ce qui concerne notre santé. Soyons responsables et tolérants. Évitons de fuir ou de dénigrer ce que nous ne connaissons pas. Cessons de laisser les autres nous influencer dans nos opinions sans prendre la peine d'aller aux sources pour vérifier et s'informer. Cessons de condamner et de juger avant d'avoir au moins vu, entendu, connu et vécu.

Soyons attentifs à ceux et celles qui nous entourent, nos proches, nos amis, nos collègues de travail ou d'activités sociales, nos familles surtout, qui ne sont pas éternelles et qu'on regrettera toujours trop vite quand elles commenceront à se décimer.Il n'en tient qu'à nous pour réussir à nous créer une vie qui nous ressemble et qui nous apporte satisfaction et bonheur! On cherche souvent trop loin, alors que ça se trouve là, tout à côté, et même à l'intérieur de nous.

2016, ce sera la JOIE!