Ceux qui me connaissent bien le savent : je ne suis pas un éternel rêveur. Bien sûr, j'ai des projets, des envies, des goûts ou des passions qui m'amènent à faire des envolées nocturnes virtuelles, comme tout le monde. Il m'arrive même de le faire en plein jour, tout éveillé! Mais les rêves qui me hantent ne sont pas la base de mon quotidien. Au contraire même, je suis plutôt du genre à réaliser rapidement et sans trop de bruit les divers projets que je conçois, que je caresse ou que je développe.
En 2010, j'ai entrepris un certain virage sur le plan professionnel, par rapport aux 30 dernières années. Plutôt que de multiplier les mandats et les clients en consultation, j'ai concentré mon action autour des mandats d'un client principal, tout en conservant deux ou trois petits mandats avec d'autres clients pas trop accaparants. Il s'agit donc d'une approche de gestion de mon temps qui nécessite passablement de discipline et de gestion serrée, puisque chaque semaine des échéances surviennent. Je dois donc en permanence m'assurer que les dossiers livrables soient exécutés et rencontrent les échéances du client.
Mais cela n'empêche aucunement que je puisse faire des plans à plus long terme pour assurer la pérennité de mes revenus professionnels tout en maintenant mon intérêt pour ce genre de travail et en entretenant le plaisir que je trouve dans cette occupation. Pas question pour moi de poursuivre une activité ou un travail à l'avenir, si je n'y retrouve pas une satisfaction et un plaisir importants. C'est fondamental et essentiel! Et non négociable!
Si je fais le bilan de l'année qui vient de se terminer, au plan strictement personnel, ce fut une année de transition qui m'a permis de mieux établir le cadre de ma vie pour l'avenir. Dans une grande ville comme Montréal, le rythme de vie comporte un certain nombre d'impératifs et de contraintes qu'on ne retrouve pas nécessairement dans une région comme celle de la Capitale nationale (par exemple, les déplacements). C'est donc une adaptation permanente à la réalité montréalaise, même si je la connaissais relativement bien, qui a occupé une grand partie de mes énergies depuis 18 mois.
Que doit-on s'attendre de 2011? Rien de particulier en principe. Sauf ce que chacun de nous mettra en branle ou accomplira pour faire en sorte qu'elle soit fructueuse et bénéfique, Plus question de compter sur les autres, surtout pas sur les gouvernements supérieurs. Il n'y a rien à attendre de leur part. Au contraire, il faudra s'habituer à faire sans eux, plus que jamais. Nous entrons dans une ère citoyenne qui va permettre toujours davantage à ceux parmi nous qui le veulent bien, qui se tiennent debout et qui ne regardent pas le train passer, de créer une dynamique socioéconomique originale et nouvelle, faisant appel à nos forces autant qu'à nos rêves, à notre potentiel autant qu'à nos ressources intellectuelles, physiques et financières.
Ça se dessine depuis un certain temps. Ça prend forme lentement mais sûrement. Ça se révélera continuellement et progressivement au cours des années qui viennent. Mais chose est certaine, chacun et chacune d'entre nous devra s'en convaincre : nous sommes plus que jamais et pour toujours les seuls et uniques artisans de nos succès.
Tous les espoirs sont permis à partir de maintenant. Mais pas n'importe lesquels. Pas les espoirs de nos gouvernants ou de ceux qui se veulent nos leaders. Non. Les nôtres!!
Encore une fois je te tire mon chapeau sur la fluidité de ta narration ! Merci de cette tranche de vie !
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